
/*
		a  bcdefghij  k
                0             n-1
		   0      n-3
*/
	function mele(u) {
		var tab=[],  n=u.length;
		for(var i=0; i<n; i++) {
			tab[i]=u.charAt(i);
		}
		for(var i=n-3; i>0; i--) {
			var j = Math.floor((i+1)*Math.random());
			var c=tab[i+1];
			tab[i+1]=tab[j+1];
			tab[j+1]=c;
		}
		var s="";
		for(i=0; i<n; i++)
		s += tab[i]
		return s
	}

var tlast=[], last=0;

change=function(x) {
		var s = String(x)
		tlast[last]=s;
		
		last++;
		current=last;
		var test = /([éèêîôïöüùûëâÿçäà\w]+)/ig
		return s.replace (test,
		         function (str,p1,offset,s) {
				return mele(String(p1))
         		}
		)
	}

function suivant(k) {
	current=current+k;
	if(current<0) current=0
	if(current>=last) current=last-1
	var s =tlast[current]
	if(s==null) s=""
	document.frm.ar.value=s
}
	
cherche = function() {
	var s =  change(document.frm.ar.value)
	document.frm.ar.value = s
}
efface = function() {
        document.frm.ar.value =""
}

effacehist= function() {
        document.frm.ar.value =""
	last=0; 
	current=0;
	delete(tlast)
}

var exmp = [
"Si vous pouvez lire ceci, vous avez aussi un drôle de cerveau. Pouvez-vous lire ceci ? Seulement 55 personnes sur cent en sont capables.\nJe n'en croyais pas mes yeux que je sois capable de comprendre ce que je lisais. Le pouvoir phénoménal du cerveau humain. Selon une recherche faite à l'université de Cambridge, il n'y a pas d'importance sur l'ordre dans lequel les lettres d'un mot sont écrites, la seule chose importante est que la première et la dernière lettre du mot soient à la bonne place. La raison est que le cerveau humain ne lit pas les mots lettre par lettre mais plutôt comme un tout. Étonnant n'est-ce-pas ? Et moi qui ai toujours penséque savoir épeler était important ! Si vous pouvez lire ceci, faites le suivre.",
"LE LION ET LE RAT.\n"+
"Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde, \n"+
" On a souvent besoin d'un plus petit que soi.\n"+
" De cette vérité deux fables feront foi,\n"+
" Tant la chose en preuves abonde. \n"+
"Entre les pattes d'un lion\n"+
" Un rat sortit de terre assez à l'étourdie.\n"+
" Le roi des animaux, en cette occasion,\n"+
" Montra ce qu'il était, et lui donna la vie.\n"+
" Ce bienfait ne fut pas perdu.\n"+
" Quelqu'un aurait-il jamais cru\n"+
" Qu'un lion d'un rat eût affaire ?\n"+
" Cependant il avint qu'au sortir des forêts\n"+
" Ce lion fut pris dans des rets,\n"+
" Dont ses rugissements ne le purent défaire.\n"+
" Sire rat accourut, et fit tant par ses dents\n"+
" Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage. \n"+
"Patience et longueur de temps\n"+
" Font plus que force ni que rage. \n\n"+
"Jean de la Fontaine\n",
//
"De l'origine et antiquité du grand Pantagruel.\n\n"+
"Ce ne sera chose inutile ne oysifve, veu que sommes de sejour, vous ramentevoir la premiere source et origine dont nous est né le bon Pantagruel : car je voy que tous bons hystoriographes ainsi ont traicté leurs Chronicques, non seullement les Arabes, Barbares et Latins, mais aussi Gregoys, Gentilz, qui furent buveurs eternelz.\n"+
"Il vous convient doncques noter que, au commencement du monde (je parle de loing, il y a plus de quarante quarantaines de nuyctz, pour nombrer à la mode des antiques Druides), peu après que Abel fust occis par son frere Caïn, la terre embue du sang du juste fut certaine année si tres fertile en tous fruictz qui de ses flans nous sont produytz, et singulièrement en mesles, que on l'appella de toute memoire l'année des grosses mesles, car les troys en faisoyent le boysseau...\n\n"+
"Rabelais\n",
"Zadig, ou la destinée\n"+
"Chapitre 1\n"+
" Le borgne\n"+
" Du temps du roi Moabdar il y avait à Babylone un jeune homme nommé Zadig, né avec un beau naturel fortifié par l'éducation. Quoique riche et jeune, il savait modérer ses passions ; il n'affectait rien ; il ne voulait point toujours avoir raison, et savait respecter la faiblesse des hommes. On était étonné de voir qu'avec beaucoup d'esprit il n'insultât jamais par des railleries à ces propos si vagues, si rompus, si tumultueux, à ces médisances téméraires, à ces décisions ignorantes, à ces turlupinades grossières, à ce vain bruit de paroles, qu'on appelait conversation dans Babylone. Il avait appris, dans le premier livre de Zoroastre, que l'amour-propre est un ballon gonflé de vent, dont il sort des tempêtes quand on lui a fait une piqûre. Zadig surtout ne se vantait pas de mépriser les femmes et de les subjuguer. Il était généreux ; il ne craignait point d'obliger des ingrats, suivant ce grand précepte de Zoroastre, Quand tu manges, donne à manger aux chiens, dussent-ils te mordre. Il était aussi sage qu'on peut l'être ; car il cherchait à vivre avec des sages. Instruit dans les sciences des anciens Chaldéens, il n'ignorait pas les principes physiques de la nature, tels qu'on les connaissait alors, et savait de la métaphysique ce qu'on en a su dans tous les âges, c'est-à-dire fort peu de chose. Il était fermement persuadé que l'année était de trois cent soixante et cinq jours et un quart, malgré la nouvelle philosophie de son temps, et que le soleil était au centre du monde ; et quand les principaux mages lui disaient, avec une hauteur insultante, qu'il avait de mauvais sentiments, et que c'était être ennemi de l'état que de croire que le soleil tournait sur lui-même, et que l'année avait douze mois, il se taisait sans colère et sans dédain.\n"+
"Voltaire.\n",
//
"Athalie\n\n"+
"ACTE PREMIER\n"+
"SCÈNE PREMIÈRE\n"+
"JOAD, ABNER.\n...\n"+
"ABNER\n"+
"Mais où sont ces honneurs à David tant promis\n"+
"Et prédits même encore à Salomon son fils ?\n"+
"Hélas ! nous espérions que de leur race heureuse\n"+
"Devait sortir de rois une suite nombreuse ;\n"+
"Que sur toute tribu, sur toute nation,\n"+
"L'un d'eux établirait sa domination,\n"+
"Ferait cesser partout la discorde et la guerre,\n"+
"Et verrait à ses pieds tous les rois de la terre.\n...\n"+
"Jean Racine\n", 
//
"Les rêveries du promeneur solitaire\n"+
"PREMIERE PROMENADE \n"+
"Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même Le plus sociable et le plus aimant des humains en a été proscrit. Par un accord unanime ils ont cherché dans les raffinements de leur haine quel tourment pouvait être le plus cruel à mon âme sensible, et ils ont brisé violemment tous les liens qui m'attachaient à eux. J'aurais aimé les hommes en dépit d'eux-mêmes. Ils n'ont pu qu'en cessant de l'être se dérober à mon affection. Les voilà donc étrangers, inconnus, nuls enfin pour moi puisqu'ils l'ont voulu. Mais moi, détaché d'eux et de tout, que suis-je moi-même ? Voilà ce qui me reste à chercher. Malheureusement cette recherche doit être précédée d'un coup d'oeil sur ma position. C'est une idée par laquelle il faut nécessairement que je passe pour arriver d'eux à moi.\n\n"+
"Depuis quinze ans et plus que je suis dans cette étrange position, elle me paraît encore un rêve. Je m'imagine toujours qu'une indigestion me tourmente, que je dors d'un mauvais sommeil et que je vais me réveiller bien soulagé de ma peine en me retrouvant avec mes amis. Oui, sans doute, il faut que j'aie fait sans que je m'en aperçusse un saut de la veille au sommeil, ou plutôt de la vie à la mort. Tiré je ne sais comment de l'ordre des choses, je me suis vu précipité dans un chaos incompréhensible où je n'aperçois rien du tout ; et plus je pense à ma situation présente et moins je puis comprendre où je suis.\n\n"+
"Jean-Jacques Rousseau\n",
//
"MONTAIGNE - Essais - Livre III\n\nCHAPITRE XIII\nDe l'experience\n\n"+
"IL N'EST desir plus naturel que le desir de cognoissance. Nous essayons tous les moyens qui nous y peuvent mener. Quand la raison nous faut, nous y employons l'experience : \n"+
"       Per varios usus artem experientia fecit :\n"+
"              Exemplo monstrante viam. \n"+
" Qui est un moyen de beaucoup plus foible et plus vil. Mais la verité est chose si grande, que nous ne devons desdaigner aucune entremise qui nous y conduise. La raison a tant de formes, que nous ne sçavons à laquelle nous prendre. L'experience n'en a pas moins. La consequence que nous voulons tirer de la conference des evenemens, est mal seure, d'autant qu'ils sont tousjours dissemblables. Il n'est aucune qualité si universelle, en cette image des choses, que la diversité et varieté. Et les Grecs, et les Latins, et nous, pour le plus expres exemple de similitude, nous servons de celuy des oeufs. Toutesfois il s'est trouvé des hommes, et notamment un en Delphes, qui recognoissoit des marques de difference entre les oeufs, si qu'il n'en prenoit jamais l'un pour l'autre. Et y ayant plusieurs poules, sçavoit juger de laquelle estoit l'oeuf. La dissimilitude s'ingere d'elle-mesme en nos ouvrages, nul art peut arriver à la similitude. Ny Perrozet ny autre, ne peut si soigneusement polir et blanchir l'envers de ses cartes, qu'aucuns joueurs ne les distinguent, à les voir seulement couler par les mains d'un autre. La ressemblance ne faict pas tant, un, comme la difference faict, autre. Nature s'est obligée à ne rien faire autre, qui ne fust dissemblable.\n",
//
"Paul Lafargue\n\n    Le droit à la paresse \n    AVANT-PROPOS \n\n"+
"M. Thiers, dans le sein de la Commission sur l'instruction primaire de 1849, disait: «Je veux rendre toute-puissante l'influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l'homme: \"Jouis\".» M. Thiers formulait la morale de la classe bourgeoise dont il incarna l'égoïsme féroce et l'intelligence étroite.\n\n"+
"La bourgeoisie, alors qu'elle luttait contre la noblesse, soutenue par le clergé, arbora le libre examen et l'athéisme; mais, triomphante, elle changea de ton et d'allure; et, aujourd'hui, elle entend étayer de la religion sa suprématie économique et politique. Aux XVe et XVIe siècles, elle avait allègrement repris la tradition païenne et glorifiait la chair et ses passions, réprouvées par le christianisme ; de nos jours, gorgée de biens et de jouissances, elle renie les enseignements de ses penseurs, les Rabelais, les Diderot, et prêche l'abstinence aux salariés. La morale capitaliste, piteuse parodie de la morale chrétienne, frappe d'anathème la chair du travailleur; elle prend pour idéal de réduire le producteur au plus petit minimum de besoins, de supprimer ses joies et ses passions et de le condamner au rôle de machine délivrant du travail sans trêve ni merci.\n\n"+
"Les socialistes révolutionnaires ont à recommencer le combat qu'ont combattu les philosophes et les pamphlétaires de la bourgeoisie; ils ont à monter à l'assaut de la morale et des théories sociales du capitalisme; ils ont à démolir, dans les têtes de la classe appelée à l'action, les préjugés semés par la classe régnante; ils ont à proclamer, à la face des cafards de toutes les morales, que la terre cessera d'être la vallée de larmes du travailleur; que, dans la société communiste de l'avenir que nous fonderons «pacifiquement si possible, sinon violemment», les passions des hommes auront la bride sur le cou: car «toutes sont bonnes de leur nature, nous n'avons rien à éviter que leur mauvais usage et leurs excès [1]», et ils ne seront évités que par leur mutuel contrebalancement, que par le développement harmonique de l'organisme humain, car, dit le Dr Beddoe, « ce n'est que lorsqu'une race atteint son maximum de développement physique qu'elle atteint son plus haut point d'énergie et de vigueur morale ». Telle était aussi l'opinion du grand naturaliste, Charles Darwin [2].\n\n"+
"La réfutation du Droit au travail, que je réédite avec quelques notes additionnelles, parut dans \"L'Égalité hebdomadaire\" de 1880, deuxième série.\n\n"+
"P. L. \n\nPrison de Sainte-Pélagie, 1883.\n"
]

exemple = function(x) {
document.frm.ar.value = change(exmp[x]);
}

orig = function(x) {
document.frm.ar.value = exmp[x];
}


